La belle au bois dormant
Selon Edin Alexandra
Il était une fois, un roi, une reine, ayant pour seul désir, combler leur amour par le rire d’un enfant.
L’espoir régnait au royaume, et pour la reine Elisabeth, l’attente devenait plus que douloureuse.
Les années passèrent. Puis enfin arriva la bonne nouvelle !
La reine mère attendait un enfant.
9 mois passèrent, 9 mois de bonheur et de joie pour le royaume qui avait déjà tout organisé pour cet heureux événement
« Le baptême royal de notre bien-aimée Océane. »
Tout se passait à merveille. Comme le voulaient les traditions, chacune des fées offrait un don…
Elles furent soudain interrompues par la plus mauvaise des sorcières, nommée Maléfiance, qui avait dans l’idée elle aussi de s’occuper d’Océane.
Elle s’approcha de la petite princesse et lui jeta un sort, aussi cruel soit-il,
Celui de se piquer le doigt à l’âge de ses 16 ans par une quenouille et en mourir !
Le royaume à cet instant fut pris de panique et l’on donna l’ordre d’arrêter Maléfiance qui
Hélas parvint à s’enfuir.
Une des fées ne s’était pas encore prononcée. Il lui restait encore un vœu à faire !
En espérant réconforter le cœur du royaume, le vœu prononcé par la fée fût :
« A l’âge de tes 16 ans tu te feras piquer le doigt par une quenouille certes, mais tu n’en mourras point ! Plongée dans un profond sommeil qui durera 100 ans, c’est le baiser d’un prince au cœur vaillant qui tôt ou tard te réveillera ! »
A cet instant, le roi pris de colère ordonna de brûler toute quenouille existante.
Les cœurs de la reine Elizabeth et du roi Arthur furent fendus en deux ce jour là.
Mais les années passaient et le sourire de la princesse éblouissait leurs visages et leur permettait parfois d’oublier le sortilège…
Une, en revanche ne l’avait pas oubliée…
Dans son ombre plus que terrifiante, se tenait toujours une Espérance…
Voir mourir sa victime sous ses yeux.
Maléfiance ne se rendait pas compte du temps qui passait.
Pourtant l’impatience régnait dans son château.
Mais Maléfiance restait calme.
Elle savait pertinemment, que le jour « J » arrivait.
C’est pourquoi elle fit appeler son fidèle serviteur pour lui donner l’ordre d’aller épier sa proie…
Rêvant à sa récompense, le serviteur partit à la recherche d’Océane.
Pendant ce temps, le roi Arthur et la reine Elizabeth se réunissaient ensemble hors des murs de leur château pour fêter avec leur fille unique le printemps d’une nouvelle année.
Les six fées tenaient la garde et avaient l’ordre de protéger la princesse.
Océane avait bientôt 16 ans et, pour une jeune fille, il lui était parfois difficile de rester à sa place.
Ses parents la laissèrent avec les fées, elle en profita alors pour jouer un tour aux braves fées qui étaient toujours derrière son dos.
Elle se mit à courir vers les bois en essayant d’échapper aux fées.
Quelques minutes plus tard, après son évasion improvisée, Océane se retrouva seule au cœur de la forêt sans personne aux alentours.
Après une longue promenade à travers les bois, Océane fit la rencontre de son promis,
Le prince Charles.
Sans se douter une seconde de qui il s’agissait, celle-ci se donna à cœur ouvert
Poussée par un sentiment lui brûlant le cœur, elle tomba amoureuse…
Après s’être promis un rendez-vous, le prince Charles et la belle Océane reprirent leurs routes chacun de leur coté.
Arrivée au palais, Océane expliqua aux fées son bonheur et sa rencontre au cœur des bois.
Les fées lui expliquèrent alors que cet amour n’était pas possible et qu’elle était vouée à se marier avec un prince.
Les rois choisissaient un prince comme époux à leur fille, dès leur naissance.
Sur ces mots, Océane fut comme précipitée dans une profonde mélancolie.
La reine Elizabeth tenta en vain de la réconforter.
Océane, le cœur brisé, le jour même de ses noces, restait à l’écart dans la chapelle royale,
Ses larmes ne cessant de couler.
A l’opposé, tout le monde se réjouissait de l’heureux évènement :
« Le mariage royal du prince et de la princesse. »
Les festivités se préparaient, les couturiers concevaient sur mesure l’une des plus belles robes jamais réalisée, avec le meilleur des tissus jamais filé.
Bref ! La fête s’apprêtait à battre son plein….
Le prince de son côté annonça à sa mère qu’il avait pris sa décision concernant son mariage.
La réponse était « non! »
Il avait en effet rencontré la femme de sa vie dans les bois.
D’où venait-elle ? Que faisait-elle ? Quel était son nom ? …
Il n’en avait aucune idée !
Il savait que son cœur bondissait dans sa poitrine à chacune de ses pensées pour elle…
Consciente de l’amour de son fils, la reine Constance le laissa aller retrouver sa bien-aimée.
Les autres souverains exprimaient pendant ce temps leur joie…
Gênée, la reine Constance s’approcha de la cour et expliqua au roi Arthur
Les paroles que lui avait confié son fils.
« Son cœur lui a parlé, puis soudain s’est envolé et c’est une jeune fille qui le lui a volé »
Stupéfait par ces mots, le roi Arthur restait bouche bée et attentif écoutait chacune des paroles de la reine Constance.
Au contraire de son père atterré, Océane se sentait renaître.
Mais dans la chapelle, l’obscurité envahissait l’espace…
Tout le monde se figea soudain et seule Océane restait pleine de vie
Hélas nullement maîtresse de ses mouvements, comme attirée par quelque chose.
Le sortilège commençait à agir, l’ombre de Maléfiance s’étalait partout.
Océane se dirigeait vers une quenouille sortant de l’ombre.
Sa mort fut subite !
A leur arrivée, les fées furent plus qu’attristées et ne sachant pas retenir leurs larmes, tombèrent chacune a leur tour en sanglots.
Après avoir repris ses esprits, l’une des fées endormit le palais
Pour effacer la peine du cœur du royaume et retrouver le prince.
Pendant ce temps, présent au rendez-vous, le prince Charles au cœur empli d’amour, avançait à travers les bois.
Le visage de sa belle éblouissait ses pensées et tout n’était que bonheur autour de lui.
Le cœur bohème et fort d’innocence, le prince avançait
Sans se douter, ne serait-ce qu’une seule seconde du destin qui l’attendait !
Arrivé au lieu de rencontre, le prince fut surpris de ne pas apercevoir sa belle et décida de l’attendre.
Mais pris par surprise par les gardes de Maléfiance, il fut capturé, ligoté puis escorté jusqu’au château de Maléfiance !
Enchaîné dans le plus profond cachot de Maléfiance, vidé de toute émotion, le prince se retrouva seul !
Comprenant que Maléfiance avait tout manigancé, les fées arrivèrent à son château
Le prince fut libéré mais le cauchemar ne faisait que commencer.
Maléfiance fut avertie aussitôt par ses gardes et se mit à leur poursuite.
Arrivées près du palais, les fées expliquèrent au prince le triste sort de la princesse Océane.
Il comprit alors qu’il s’agissait bel et bien de la même jeune fille et il était prêt à donner sa vie pour la sauver des griffes de Maléfiance !
Loin de se laisser faire, Maléfiance défiât le prince par un duel sans merci!
Fort dangereux fut le duel, mais le prince l’emporta.
La mort de Maléfiance fut brutale et définitive !
…
Le silence régnait au palais et l’on pouvait apercevoir quelques gardes endormis sur les marches du palais !
Le cœur empli de haine et de souffrance, le prince se dirigea vers l’autel où reposait Océane, puis après avoir franchi sa porte, se pencha au dessus d’elle.
Par le baiser du prince, Océane s’éveilla.
Alors l’une des fées, pour combler le bonheur des deux êtres, réveilla le palais.
Et c’est dans la joie et dans la bonne humeur que furent célébrées les retrouvailles !
Et comme toute histoire a une fin…
Celle-ci se finit tout particulièrement bien.
Le mariage fût célébré dans les normes royales du palais !
La noblesse & l’aristocratie, ensemble,
Tous furent présents pour enfin fêter les noces tant attendues !
L’amour et la joie étaient bel et bien au rendez-vous
Plus rien n’aurait pu gâcher un tel bonheur ce jour là…
Et comme le veulent les traditions des contes les plus connus…
Il vécurent heureux et eurent Beaucoup d’enfants…
Fin